Quand je me suis lancé dans la campagne pour les élections municipales, j’avais demandé à certains de mes concurrents de veiller à ce que cette campagne se déroule sous une forme de respect mutuel et que l’on évite les dérapages, les invectives et les attaques personnelles.

Il faut croire que je n’ai pas été entendu puisque, au cours de ces derniers jours, certains de mes colistiers et moi-même avons été victimes de diffamation et d’injures publiques.

Diffamation tout d’abord : un candidat, qui conduit une liste concurrente, propage des rumeurs selon lesquelles c’est la députée de la circonscription qui paierait le loyer de la permanence électorale de la liste Les Piolençois d’Abord. Ces affirmations mensongères sont diffamatoires.

Injures publiques ensuite : un autre candidat, qui conduit lui aussi une liste concurrente, s’est permis d’insulter, en public et devant témoins, deux de mes colistières en les traitant de « fachos ». Ces insultes relèvent de l’injure publique.

La diffamation constitue un délit. Elle se définit comme la diffusion d’informations fausses ou inexactes ayant pour but de porter atteinte à la réputation ou à l’honneur d’autres personnes, d’un groupe ou d’une ethnie. Ce délit est passible d’une amende de 12 000 à 45 000 €, voire d’un emprisonnement d’un an en cas de circonstances aggravantes.

L’injure publique constitue un délit. Elle se définit comme toute expression outrageante, terme de mépris ou invectives qui ne renferme l’imputation d’aucun fait est une injure. L’insulte constitue l’élément matériel de l’injure. Ce délit est passible d’une amende de 12 000 €.

Donc, je tiens à les mettre en garde dès à présent, comme je mets en garde ceux qui auraient les mêmes intentions malfaisantes : une plainte avec constitution de partie civile sera déposée envers quiconque se livre à ce genre de procédés. Et ils devront répondre de leurs paroles ou de leurs actes devant le tribunal correctionnel.

Olivier PROUTEAU